17.09.2009

grand besoin de silence et de solitude

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 Seul le silence est grand , tout le reste est faiblesse.

A. de Vigny

 Une grande envie de silence et de solitude !

J'aime le silence, il n'y a qu'en lui que je retrouve mon équilibre et je dirais même que je le conserve ! Je n'arrive pas à fonctionner différement qu'avec ces longs moments de silence où je peux laisser aller mes pensées, mais aussi les trier, les ordonner et chasser celles sans importance. Je travaille dans un milieu plutot bruyant  et lorsque je franchis le seuil de mon école.. ce à quoi j'aspire le plus c'est le calme. Je repasse dans ma tête les moments de ma journée, je les examine pas sur le vif mais dans le rétroviseur... ce petit travail cérébral me permet de me corriger quand je vois que j'ai fait des bêtises, de réparer mes oublis et de peaufiner les actions et les paroles de l'être relationnel que je suis. Cela me permet de m'améliorer de jour en jour du moins d'essayer...

Cette année la rentrée a été trés perturbée par divers événements tant à l'école que familiaux et j'ai du mal à trouver mes  marques et il me semblent que je perds mes répères!!! Alors que je suis en reconstruction aprés l'énorme perturbation et chagrin vécu en début d'année...j'aspire encore plus à cette position dans le retrait et la quiétude. c'est plus qu'un besoin, c'est mon oxygène pour continuer à être paisible et rebâtir ! Je rêve comme jamais d'ile déserte, ou d'une cabane au désert (pas trop chaud) où je pourrais continuer à me reconstruire...et à repartir! j'achéte un tas de livres, j'ai envie de longs moments de méditation, de m'enfermer dans une pièce toute la journée pour penser et prier et retrouver ma vraie nature.  Le silence, l'absence de confrontation et de discussions interminables...et inutiles...penser à moi et à moi seule une fois dans ma vie, vivre au gré de mes choix sans avoir à m'en justifier, voilà toute mon envie et c'est une sacré bataille pour l'obtenir ! Faute d'y arriver par moi même je le sollicite du ciel non comme une faveur mais comme un necessaire pour aller plus loin! Une necessité aussi pour accepter les autres... si je suis trop entourée je n'ai qu'une envie m'enfuir et m'en aller là où il n'y a personne ! En attendant je grapille tous les petits moments de tranquillité , où je peux me retrouver moi. Le silence est mon allié, mon confident, mon partenaire privilégie (d'autant que rare en ce moment)...j'aime l'allier à ma solitude. Quel bonheur quand tout s'endort dans la maison et que seul le doux ronronnement de mon "chamour" arrive à mes oreilles...je voudrai tenir et ne pas dormir...je voudrai refaire ces journées par trop remuantes et les transformer en des journées d'iles dorées où coulent la vie et la paix! J'aime aussi ma juny pour son silence , tous ses mouvements apaisants de douceur et de chaleur, ses miaulements inexistants et ses déplacements de velours....ses calins de jambe qui expriment la demande et sa tendresse nocturne lovée contre mon flanc ! Elle seule fait partie de mes silences et de mes mots murmurés tout bas dans le silence de la nuit quand je m'adresse à Lui quand je crois qu'Il comprend mon besoin paisible de non bruit, de non agitation et qu'il va y répondre !

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11.09.2009

INCONSTANCE

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Inconstance

 Dans l'affection que je vous porte, il y a trop de passé pour qu'il n'y ait pas beaucoup d'avenir

G. de Nerval

je râle aprés moi ce matin....parce qu'il y a des choses contre lesquelles je ne peux rien mais  qui devraient avec le temps ne plus me révolter ...et pourtant !

Est-ce que l'on se blinde un jour contre certaines choses comme l'inconstance dans les sentiments, l'ingratitude, les mensonges de ceux que l'on aime... Cela m'énerve si souvent d'avancer en âge et de me heurter toujours aux mêmes choses sinon pire et surtout de constater qu'elles me font autant de mal que quand j'étais adolescente sinon plus puisqu'avec l'âge je ne m'attache plus à n'importe qui .Je sais que les temps deviennent durs , que la plupart deviennent égoïstes, centrés sur eux..

Mais de tout ce qui m'a révoltée le plus , ce que je ne comprends pas c'est l'inconstance  surtout si elle est double (merci Marivaux) ! Comment on peut aimer une personne, être trés proche avoir établi pendant des années des rapports de confiance et d'amour et du jour au lendemain balayer tout cela  et qu'il s'installle à la place une indifférence, voire même une attitude tout à fait opposée ?  comment l'amour de l'un peut chasser l'amour de l'autre ???  Je ne sais pas être ainsi ! Si j'ai partagé des années la vie, les espoirs, les doutes, d'une personne je ne sais pas faire autrement que d'être toujours concernée par ce qui se passe pour elle, quoiqu'il se passe quoiqu'il arrive je ne sais pas et ne vois pas pourquoi je modifierai mon attitude ni quelle passion dévorante et irrationnelle pourrait me faire oublier mes bien aimés, ni me révéler totalement absente s'ils traversent des choses difficiles. Pour ma famille, mes amies, mes amours durables et réelles, je suis toujours à l'écoute et aussi attentionnée même si quelq'un ou quelque chose vient un peu bousculer et bouleverser ma vie...Je ne balaie pas un lien durable pour quelqu'un qui va pas forcément rester dans ma vie (qui peut prédire l'avenir?) et s'il demeure j'essaie de l'intégrer à ma vie actuelle en ménageant  ou plutot aménageant ce nouvel ordre...Jeune ou maintenant je me serai retrouvée dans une grande solitude si une affection avait dû en chasser une autre..ou si je n'avais pas dans quelques circontances ménagé mon entourage... J'ai toujours eu ce souci constant de ceux que j'aimais vraiment : je me rapelle qu'à 17 ans alors que fort amoureuse comme on peut l'être d'un premier amour, j'ai préféré rester auprés de ma grand mère malade que partir passer les fêtes auprés de lui...personne ne me l'a demandé cela à coulé de source parce que ma grand mère m'aimait et que je l'aimais...que je savais avoir la vie devant moi pour le reste mais plus beaucoup de temps avec elle !!!! et combien j'ai regretté longtemps certains autres moments perdus avec elle! Je n'aurai pas non plus une meilleure amie qui est une soeur maintenant si tout au long de ma scolarite dont elle n'a fait partie qu'un an, nous n'avions pas fait le choix de passer du temps ensemble au détriment peut être des nouvelles copines mais ce qui est ne prévaut -il pas sur ce qui sera ??? Un proverbe dit : "un tien vaut mieux que deux tu l'auras"... des personnes resteront toujours dans notre vie, la relation évolue certes et c'est normal mais je ne veux et ne peux pas changer et peiner les miens pour un hypothétique "tu l'auras"... Ma fille ainé a fréquenté beaucoup de garçons et elle oubliait tout pour eux, ils avaient toujours raison et passait toujours en premier partout...et que reste t'il de tout cela ??? Cela a endommagé nos liens pendant des années...et elle a négligé de se faire des amis parce qu'une seule personne comptait.... Notre relation s'est reconstruite mais combien de souffrances inutiles...de temps où elle a du souffrir toute seule...d'années de galère alors qu'une attitude plus équilibrée aurait fait d'élle une fille entourée en toutes circontances....et quand l'un lui crevait le coeur elle aurait pu se réfugier dans   nos bras d'amour....alors qu'elle avait établi l'indifférence et le chacun pour soi ! Ma grand mére m'a élevée et combien il était bon de savoir que quoiqu'il se passe ailleurs, avec les autres...il y avait là toujours un lieu de sécurité où me réfugier et combien je lui ai rendu cet amour, sa fidélité et la présence quand elle en avait le besoin ! Combien alors que 50 années ont passées, elle me manque encore  parfois même si j'ai une autre présence chére continuelle ! La famille n'a pas été créee pour rien, elle mérite nos soins, notre attention, nos révoltes parfois surtout quand il y a en elle quelques onces d'amour.... et elle mérite bien  comme tous nos  vrais amis que l'on corrige notre inconstance, nos manques de soin, nos indifférences...

Je me révolte contre l'inconstance actuelle... contre les sentiments trop enflammés qui nous font perdre la raison et le coeur pour ceux qui sont autour et les font souffrir..je me révolte pour un monde c'est vrai un peu démodé  mais ô combien plus réconfortant ,(mais on peut chosir sa mode non ?)où l'on a une famille pour toujours comme dans les Jane Austeen même s'il elle est imparfaite...mais où le respect et l'amour prévalent. Pour avoir beaucoup souffert dans ma famille, été une enfant rejettée et mal aimée, pour avoir affronté l'indifférence de beaucoup des miens, mon tout petit bonsaÏ de famille a un prix...

Sur la terre, deux choses sont simples : raconter le passé, prédire l'avenir.

 Y voir clair au jour le jour est une autre entreprise.

A. Salacrou

 

 

 

07.09.2009

Sens unique

 

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Je ne saurai prétendre que j'ai le monopole et la bonne pratique de la compassion mais il y a certaines attitudes qui me choquent beaucoup.

Ce soir je suis  rentrée avec un grand spleen pour tout ce qui s'est passé dans la commune hier et aussi un peu de crainte de la suite .Quelques instants aprés....les enfants (adultes maintenant)  qui avaient raté leur séance de cinéma (grosse préoccupation....) sont arrivés avec quelques copains et copines... et là j'ai halluciné devant leur indifférence et leur légéreté!!! Il y en a même un qui a plaisanté stupidement sur l'intervention courageuse qui a coûté la vie à un jeune de son âge !

J'ai soudain pris en pleine tête l'immaturité et l'inconscience de  ces jeunes qui semblent parfois bien idéalistes mais dont la seule préoccupation est le plaisir immédiat ! Réalisé aussi qu'aucun n'a pris en compte l'inquiétude que je pouvais vivre à les voir sortir un soir où la consigne locale est de rester chez soi....Mangeons, buvons amusons nous.... si l'idéal reste des mots creux écrits ou exprimés en est-il un ?

Si la considération et l'amour s'arrête quand l'autre dérange nos petits plans distractions il n'existe pas vraiment ou pour des motifs d'interêt... Si l'affection que l'on a pour quelqu'un ne motive plus un geste  de compassion quand il y a besoin, existe t-elle vraiment ? Peut-on si exagérement placer son attention ailleurs au point d'en être indifférent à ceux qui sont là pour nous quand on en a besoin?  Et peut -on juger les autres creux et l'être soi même ?

C'est la jeunesse me dire-vous  Non,  n'avons nous pas un devoir de les rendre humains et donc compatissants et pas égocentriques et indifférents ? N'avons nous pas le devoir de leur montrer que les mots ne valent rien si les actes ne sont pas  en accord ?

Et en même temps, je ne veux pas généraliser, je veux croire qu'il en existe de différents et ce soir plutôt que de regarder avec satisfaction ceux qui m'entourent généralement je veux honorer la mémoire de ce jeune garçon de 22 ans qui a laissé sa vie pour essayer de rétablir la paix dans un groupe survolté !

En tout cas ouvrir les  yeux est parfois douloureux  ... J'avoue être particulièrement lassée des sens uniques, des relations quelles qu'elles soient ou tu donnes  toujours sans même un peu d'attention en retour (juste les jours oùc'est necessaire et ils sont rares  pour ma part !) Je suis de plus en plus convaincue que je ne dois pas continuer à vivre cela  et mettre mon interet sur d'autres personnes.

 

Un fait divers...pas si divers

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Un jeune homme de 22 ans a été poignardé hier dans les rues de la ville où j'habite. C'était un de mes anciens élèves gentil et calme dont on  se souvient avec le sourire.

 

Un fait divers comme tant d'autres sauf que lorsque cela nous touche de prés, cela suscite un tas de questions et de reflexions et une grande tristesse.

D'abord on se demande à quoi cela sert de leur apprendre à s'entraider journellement alors que ce jeune homme est mort en essayant de séparer les autres qui se battaient....

ensuite en tant que maman c'est  l'effroi de penser que nos rues sont si peu sures et que le danger menace  partout. Et puis la consternation dans le coeur comment se remet t-on de la mort d'un enfant ? Et puis que dire à ce petit frère qui est encore sur les bancs de notre école? Je voudrai tant qu'il ne naissent pas dans son coeur la vengeance et la haine...

Comment calmer les commérages, les erreurs de jugement, les influences néfastes des plus grands sur cette jeune génération qui nous est confiée ? je vois et j'entends tous les jours des propos malveillants d'une communauté à l'autre.... on voit la haine grandir, les rivalités et l'on essaie avec tout l'amour  que l'on a d'éviter cela...on déploie tout un arsenal de choses pour leur apprendre la tolérance, le respect, la fraternité....

et puis de temps en temps la frayeur que la banlieue  où je travaille depuis 15 ans ne s'enflamme et ne se repaise de violence et de vengeance et que d'autres jeunes tombent. Soudain on pense insécurité toujours et partout pour ces petits que l'on côtoie chaque jour et que l'on sait ne pas pouvoir tenir à l'écart vraiment parce que les grands frères sont souvent les modèles plus que tout autre chose.

Pourquoi faut-il la mort d'un innocent pour que les choses soient repensées et  traitées ? Pourquoi ne tient-on que rarement compte du regard des personnes sur le terrain? Quel optimisme  imbécile fait que nos officiels puissent penser qu'il n'y a aucun problème, que nos banlieues ne sont pas des bombes à retardement ???????

Un enfant est mort.

 

 

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13.07.2009

Alliée ou pas...

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J’ai longtemps lutté avec cette intruse qui vient me susurrer à l’oreille ce que personne…ne sait et ne voit. Parfois, elle embellit vos moments tristes avec la promesse d’un avenir plus réjouissant, mais le plus souvent, alors que la plupart sont gais ; elle est là tenace à faire clignoter une lumière rouge ou hurler une sirène d’alarme !

 

Je l’ai ignorée, niée, muselée avec tant de véhémence mais rien à faire, elle est restée, plus précise que jamais. Tant de fois elle s’est avérée dans la suite des circonstances et événements que j’ai commencé à lui prêter une oreille attentive et à lui faire confiance. J’aurai tellement voulu qu’elle ait tort parfois.mais elle se trompe quasiment jamais !

Ce n’est pas facile de vivre avec elle. Elle nous fait être cet oiseau de mauvais augure qui annonce un danger, dans tous les cas quelque chose qui ne va pas tourner comme on l’espère…. Elle calme nos enthousiasmes  trop ardents qui vont aboutir à des déconvenues et des larmes.

Elle devient si douloureuse quand elle s’attache à quelqu’un que l’on aime et qui ne nous croit pas, submergée par ses émotions et son si grand désir d’y croire ! On voudrait alors qu’elle porte ses regards ailleurs car elle génère angoisse et tristesse avant que les faits s’avèrent…

On se dit que pour une rare fois elle est dans l’erreur, on essaie de se convaincre que l’on interprète mal, on la refuse, on la chasse, on fait tout pour l’oublier même essayer d’aller dans le sens contraire….mais elle revient plus précise, plus incisive, elle vous réveille la nuit, insiste…

On a alors envie de hurler, d’abord pourquoi elle vient vers moi quasiment tout le temps ? Je n’en veux pas, je préfère ne rien savoir, rien prévoir….on a terriblement peur pour l’autre ! On voudrait lui éviter grâce à elle le rêve brisé, les attentes vaines, les larmes….et tout ce qu’elle peut nous faire entrevoir. On voudrait remplacer sa sirène par des rires et des  éclats de joie…mais elle ne se laisse pas faire. Alors on tombe à genou et on prie ardemment  pour solliciter la clémence dans les conséquences.

Neuf fois sur dix, elle est une aide…pour se préparer soi, à aider, à être là, mais comment faire passer le message pour qu’elle serve aux autres, aux concernés par son avertissement ? Comment faire pour qu’ils le croient quand manifestement même après l’avoir vue efficace pour d’autres, ils ne la croient pas bonnes pour eux ?

On l’appelle intuition, pressentiment, parfois sixième sens bien qu’elle ne concerne que les vivants. Quand elle est notre compagne journalière on ne sait pas trop si elle est amie ou ennemie.juste on essaie de vivre avec même si sa sirène nous crève les tympans et le cœur.

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